À propos

Jacob Biamonte devant un tableau couvert de diagrammes tensoriels.
Photo : Vincent Lemelin

Ce parcours a commencé en 2004, lorsque j’ai commencé à travailler professionnellement sur les applications quantiques. La question était alors la suivante : Quel était le système quantique le plus simple que nous pouvions construire et qui serait néanmoins capable d’effectuer un calcul intéressant ?

C’est toujours la question qui m’occupe. À mes débuts, le domaine était souvent présenté comme le calcul classique d’un côté d’une ligne de démarcation nette et le calcul quantique de l’autre. Je me demandais quelle structure mathématique changeait entre les deux.

Je suis parti en 2007 pour Oxford, où je me suis tourné vers les mathématiques qui sous-tendent le problème et leur ai consacré une thèse. J’ai ensuite travaillé en Europe.

La question à laquelle je revenais sans cesse était de savoir comment la structure computationnelle apparaît à la frontière entre les systèmes quantiques et classiques. C’est ce que je rêvais de comprendre lorsque j’étais étudiant de premier cycle.

Pendant la majeure partie des vingt dernières années, il s’agissait d’une question théorique sur les limites physiques que la nature impose à notre capacité de calculer. Il n’existait aucun matériel sur lequel la mettre à l’épreuve. Cela a changé : mes recherches s’exécutent maintenant sur de véritables machines, ce qui permet de vérifier les réponses.

L’ÉTS m’a amené à Montréal en octobre 2024. Le Québec possède l’expertise de l’écosystème et le matériel quantique de classe mondiale nécessaires pour contribuer à mener le calcul quantique.

La question avec laquelle je suis arrivé est celle qui m’accompagne depuis 2004. Personne n’y a encore répondu. Quelle structure minimale permet le calcul quantique ?

Pour en savoir plus, consultez la page Terra Incognita.